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Départ : direction Genève !

Jeudi 25 juin 2020, Villefontaine (Isère, département 38) – JOUR 1

Salut les potes !
Ça y est, ça dégage ! Il était temps ! Il est 17h passées, le mec se barre alors qu’il vient à peine de finir ses préparatifs, sans avoir testé ni son vélo, ni ses sacoches, ni quoi que ce soit ! Juste la tente, 1 nuit en montagne.           
Enfin bon, c’est l’Aventure, et c’est ça qu’on aime ! J’ai confiance en moi, c’est ce qui compte.
J’ai pas mal passé de temps sur l’achat de mon matos, et pas mal de ronds, ça devrait le faire ! J’y reviens sur cette page, sur le matériel dans lequel j’ai investi !

Départ du Nord Isère, le but de cette étape sera de trouver la ViaRhôna (EuroVelo 17), direction Genève. Je ne vais pas faire des mille et des cent aujourd’hui, vue l’heure déjà tardive, mais un moment donné il faut partir ! D’ailleurs je pars chargé à bloc ! Comme c’est la première fois que je fais de l’itinérance à vélo, je n’ai aucune idée de l’impact que ça va avoir sur mon physique, de combien d’eau et nourriture je vais avoir besoin etc, donc j’ai rempli ma poche d’eau avec 4 L (camping sauvage oblige), j’ai des fruits, dont un melon (l’avantage c’est que c’est léger !), et 2/3 autres conneries. Et comme j’ai pas de balance chez moi, je n’ai aucune idée du poids que ça fait. Mais c’est lourd – de ouf ! Ca va m’endurcir, c’est bien ! On ne fait pas toujours dans la dentelle !
Je ferai un petit topo après m’être installé sur un bout de champ sans doute, à tout à l’heure !

Jeudi 25 juin 2020, La Groslée (Ain, département 01) – JOUR 1

Le Rhône vu depuis le Pont de la Groslée
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Le pont de la Groslée

Bon, j’ai dû faire 45 km en un truc du genre 2h. Je suis passé par Morestel, un joli village isérois de type médiéval, comme beaucoup dans le coin. À Morestel, j’ai trouvé comme prévu l’itinéraire ViaRhôna, que j’ai pris, direction plein nord, pour rejoindre Genève dans je ne sais pas combien de temps encore.

Ça a l’air d’aller !

Après Morestel, la campagne iséroise, magnifique, les champs sentent bon, l’air est tiède, les moustiques sont contents et les coccinelles aussi.
Après quelques kilomètres, arrêt au stand (dans un bar) à Brangues, pour remplir mes gourdes. Et premier monument remarquable, le Château de Brangues, magnifique domaine qui fut la propriété du poète, dramaturge et diplomate français Paul Claudel, entre 1927 et jusqu’à sa mort en 1955. Paul Claudel, mort à Paris, mais qui selon ses souhaits a été ramené et enterré à Brangues, où sa tombe se visite.

Ensuite j’ai traversé le Rhône, majestueux, par le pont de la Groslée, pour arriver dans l’Ain. C’était bien joli ! J’aurai l’occasion, j’imagine, de vanter les mérites de notre beau pays à de nombreuses occasions ! J’ai essayé un camping, mais à cause des restrictions sanitaires il n’ouvrait que début juillet. Pas grave, je suis équipé pour le camping sauvage ! Je me suis trouvé un peu plus loin un bout de champ qui borde une réserve naturelle, avec un étang à côté.
Il a fait grand beau aujourd’hui, espérons que ça dure !
J’ai pas très faim, je me contenterai d’un melon avec un peu de jambon cru. Tu t’en fous ? Tu as raison. Ça te plait pas ? Et bah c’est pareil ! Ho ho, hé hé, gniark gniark !  
J’ai installé le campement. La tente a l’air d’aller, le matelas de sol aussi. Je suis grave content de commencer ce voyage !

Un aperçu de la campagne du Nord-Isère, à Brangues

Vendredi 26 juin 2020, Seyssel (Haute-Savoie, département 74) – JOUR 2

Bon, une nuit pas terrible, il faut le reconnaitre. J’ai déjà dormi pas mal de fois en tente, mais là je me suis fait surprendre par l’humidité (je pense que l’étang pas loin a joué son rôle). J’ai jamais eu autant de flotte sur la tente, on aurait pu croire à une grosse pluie ! Enfin bon, j’ai pas eu de fuites heureusement !
Ah si par contre, je me suis fait avoir par les limaces ! Au nombre de 7 ou 8, elles se sont glissées sous la toile de tente pour venir baver sur la moustiquaire, en laissant de belles traces de bave, les garces ! Qui l’eût cru, c’est très bruyant ce frottement gluant ! Et les boule-quies n’ont pas suffi. Enfin bon, c’est le premier jour, on ne va pas en faire une montagne, si ?

Après avoir roulé une vingtaine de kilomètres sur route, j’ai rejoint la ViaRhôna (dont je m’étais éloigné hier pour trouver un endroit pour dormir), le long du Rhône.
Je me suis tapé une grosse pluie entre 11h et 13h30, au point que j’ai dû m’abriter sous une espèce de kiosque, prévu à cet effet car 2 tables en bois permettaient à ceux qui le souhaitaient de se restaurer tranquillou. Et comme il y a l’air d’avoir beaucoup de cyclistes sur la ViaRhôna, j’ai pu discuter avec pas mal d’entre eux, qui s’abritaient également, c’était cool !
Il faut dire qu’avec mon vélo flambant neuf, mes sacoches rouge pétant et ma guitare au dos, je peux éveiller la curiosité chez certains… Et le but de ce voyage, entre autres, c’est de discuter et découvrir des choses, ça passe avant tout avec l’échange !

L’avantage, c’est qu’on peut s’arrêter manger où on veut !

Je suis reparti vers 14h00, j’ai continué la route, en passant par Belley. Je commence à voir la montagne dans le relief général, autour de moi. C’est joli je trouve, quand le ciel est bas et lourd (qu’il pèse comme un couvercle/sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis/et que l’horizon embrassant tout le cercle etc… Oui, je cite Beaudelaire, tu l’avais remarqué, c’est bien !).

Lac plein de cygnes un peu avant Belley (Ain)

On peut voir régulièrement la trace de l’Homme le long du Rhône, que ce soient les centrales hydro-électriques ou les digues, par exemple. Pour info, c’est la Compagnie Nationale du Rhône, CNR (dont ENGIE est actionnaire à presque 50%), qui exploite les concessions sur tout le fleuve. Le reste des ouvrages de transformation hydro-électrique est exploité en majorité par EDF en France. Mais j’en reparlerai un autre jour de l’aménagement du Rhône, car j’ai prévu de rentrer par la ViaRhôna depuis le Sud, et c’est là que l’on peut voir de nombreuses autres centrales…

La route m’a l’air bien aménagée, l’enrobé est de bonne qualité. Les indications ne sont pas toujours claires, je me suis pas mal égaré à un moment, à côté d’un camping, à Chanaz. Ca arrive qu’il y ait des croisements de plusieurs véloroutes, des carrefours dirons-nous, et ça ne facilite pas l’orientation ! J’avoue, c’est la première fois que je suis un itinéraire pour vélo, j’ai sans doute pas mal à apprendre !
Enfin bon, j’en ai trouvé un de camping à Seyssel, pas trop cher (10€ environ). Le gérant avait l’air sympa, on a discuté un peu. Par contre ils ne prenaient pas la carte bleue, et je n’avais pas de liquide… Donc a conclu que je pouvais m’installer et que règlerai plus tard. J’aime quand ça marche à la confiance !
Chaque campeur (qui vient avec sa toile) peut mettre sa tente où il le souhaite sur un espace donné. Il y avait un couple de cyclistes, en retraite, qui faisaient un voyage de plusieurs jours avant de rentrer en train chez eux. Motivés les seniors, c’est cool !
Après avoir monté la tente, je suis reparti faire quelques courses en ville. J’ai pris avec moi mon camescope, car je n’aime guère l’idée qu’on me le pique pendant mon absence. J’ai dû laisser toutes mes affaires dans la tente, vous vous en doutez. Ça fait partie des risques quand on dort en tente, mais franchement je ne me fais pas trop de soucis là-dessus…
Après les quelques courses, j’ai retiré un peu d’argent, et je suis rentré, tranquillou.
J’ai dîné vite fait, un bout de concombre avec de la pastèque et du pain (frugal ce soir !), et au lit ! Terminé bonsoir !

Samedi 27 juin 2020, Lausanne (Suisse) – JOUR 3            

Bon, grosse journée aujourd’hui ! 120 km ! Grave content de moi ! Je n’aurais pas cru arriver jusqu’ici en réalité ! Il faut dire que ça commençait mal, de bon matin il n’y avait plus de piste cyclable à proprement parler – que des routes, certes peu fréquentées, mais des routes quand même – et ça grimpait sec ! La faute à moi, c’est vrai, car pour arriver à Genève, il faut passer quelques hauteurs ! Je n’avais pas prévu le truc, je suis un peu teubé des fois… Et c’est pas plat la Suisse, dis !
Enfin bon, j’ai fait pas mal de dénivelé, ça a chauffé les cuisses, de bon matin. Avec la sueur qui dégouline sur le visage, car déjà vers 8h00 il commence à faire chaud fin juin. Je me suis levé à 6h00 ce matin, justement pour partir tôt et éviter un max la chaleur.

Le fort l’Ecluse (partie supérieure), à Léaz (Ain)

Sur la route, avant d’atteindre Vulbens, on passe devant la partie supérieure du Fort l’Ecluse, dont la partie inférieure n’est pas visible depuis la route. Ce qui est dommage, car la partie inférieure est bien jolie, et se visite ! Positionnement stratégique, ce fort fut l’enjeu de nombreux conflits militaires, dont sont relatés les principaux éléments ici.
A partir de Saint-Julien-En-Genevois par contre, la banlieue de Genève, c’était de la grosse départementale , ultra fréquentée ! Pas de bande cyclable, donc pas terrible, voire très dangereux. Quand on est chargé et qu’on doit éviter de tomber dans le ravin à droite, et éviter de trop rouler sur la route à gauche à cause des voitures, ça calme ! Ajoutez à cela du vent…
Enfin bon, j’ai dû arriver vers 11h00 à Genève, j’ai mangé des pâtes au saumon lyophilisées dans un parc sympa, j’ai fait un peu de guitare. C’était cool !

Le fameux jet d’eau de Genève, en arrière plan

Et ensuite, après le repas je me suis dit que j’allais me trouver un petit camping sympa, au bord du lac, avant de rejoindre mon pote chez lui à Lausanne le lendemain. Sauf que, comme il me restait des jambes, et que c’était mieux d’arriver samedi dans l’aprèm que dimanche le matin, j’ai poussé jusqu’à Lausanne, où je me situe actuellement. Pas si jolie que ça la route entre Genève et Lausanne d’ailleurs. On peut se dire : « ouais c’est le bord du lac Léman, c’est joli, et tout », mais pas trop en fait. C’est énormément de bagnoles (des grosses bagnoles d’ailleurs, des bagnoles de riches !), et le lac, bah autant vous dire qu’on le voit presque pas ! C’est seulement en arrivant enfin à Lausanne que vous pouvez enfin apercevoir ses belles couleurs bleues.

Enfin bon, ce soir je suis bien mort en tout cas. Mon pote a dû venir me chercher en bagnole car il habite dans les hauteurs de la ville, et avec le poids que je tire c’est grave dur (voire impossible) de monter, tellement c’est raide ! Surtout en fin de journée… Voilà pourquoi autant de personnes ont un vélo à assistance électrique ici, tout s’explique ! Autant vous dire que je n’aime pas bien de voir des jeunes gens déjà assistés par un moteur sur le vélo, mais bon, on va dire que je les comprends, à Lausanne (mais sur ce coup-là seulement !) !
Donc petite déception d’avoir dû mettre pied à terre, mais je pense aux 120 km tout de même ! Je reste jusqu’à lundi matin, ça me laisse une journée de repos !

Escalier qui donne accès au somme de la tour de Sauvabelin, tout de bois massif, et qui culmine à 35 m, donnant une superbe vue à 360° sur Lausanne et les alentours

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