Franche-Comté : elle est pas belle la vie ?

Lundi 29 juin, lac Saint-Point (Doubs, département 25) – JOUR 4

Quelle journée encore ! Je suis parti à 7h10 ce matin, sous un grand soleil. Et seulement 20 min après être parti, CRAC !, c’est sous la pluie que je roule… J’ai fait un arrêt dans une boulangerie pour m’abriter un peu. J’en ai profité pour boire un thé, et manger un pain au chocolat !
Pas facile de rejoindre un petit village sans GPS quand on part d’une grande ville, tellement il y a de routes ! Pas de GPS les amis, parce qu’en Suisse c’est ultra cher ! Je me suis fait avoir d’ailleurs, ils m’ont envoyé un sms SFR pour me dire gentiment que j’en étais déjà à 45€ de hors forfait. Les salauds ! Pourtant je connaissais l’arnaque, on m’en avait déjà parlé, mais même en utilisant mon GPS 5 min, en envoyant 3 whatsapp et pour checker le temps samedi dernier, je me suis fait bananer complet. Tant pis…

Ça va, pas trop chaud le thé ?

J’ai donc traversé la suisse romande (et non pas la suisse normande dont je parle plus tard) pour rejoindre le Jura, et le traverser au niveau de Baulmes, par le col de l’Aiguillon. Il est également possible de rejoindre la France par Vallorbe, mais j’ai choisi Baulmes ! Je pense que la route est beaucoup plus sûre d’un point de vue trafic routier…
Le Jura, un massif qui a donné son nom à l’Ere Jurassique par le naturaliste français Alexandre Brongniart, d’après les calcaires trouvés en son sein (source). Le Jurassique, l’âge d’or de nos dinosaures préférés !
Quoi qu’il en soit, ce n’est pas un massif qui monte très haut en altitude, heureusement pour moi ! Car, les amis, quand on tire autant de poids que moi, autant vous dire que la moindre côte vous coûte très cher en termes d’efforts ! Alors un col, je ne vous raconte pas ! Ce n’est pas un gros col dans l’absolu (650 m depuis Baulmes. Sachant qu’il faut déjà arriver à Baulmes…), mais ça m’a calmé direct ! Je l’ai fait, je suis content !

Sur le col, on a droit à une petite vue sur le lac de Neuchâtel, mais rien côté France, car c’est large un col, ce n’est pas un pic !
J’ai fait une vidéo vite fait, et suis reparti direct, avant d’attraper froid (parce qu’en altitude, ça caille !). Sur le plateau jurassien, je me suis arrêté devant une ferme pour remplir mes gourdes. C’est une femme qui m’a ouvert, elle avait un accent ! Typiquement l’accent du Jura, avec les « R » qui trainent à la fin des mots, j’adore ! Je lui ai demandé conseil pour la suite de la route, car j’étais encore dans la partie Suisse, et qu’il est important en montagne de ne pas se tromper de route (car on peut vite arriver bien plus loin qu’on le souhaite !). Ensuite, j’ai passé la frontière à Auberson, j’ai traversé les Fourgs (enfin, les Fourrrrgs), et j’ai tout redescendu jusqu’à la Cluse-Et-Mijoux, entourée de sapins.
Là, je me suis mis à chercher un camping, et j’en ai trouvé un au bord du lac Saint-Point, un peu plus loin. Pour le rejoindre, j’ai commencé à rouler sur la N57 (qui relie Pontarlier à Vallorbe), mais au bout de 2 kilomètres je me suis rendu compte que c’était beaucoup trop dangereux ! Il y a un de ces paquets de poids lourds, aïe aïe aïe… J’ai donc cherché un itinéraire alternatif, que j’ai trouvé, enfin, que j’ai cru trouver, car j’ai fini dans un cul-de-sac dans la forêt ! Grrrrrr, essayons de garder notre calme en cette fin de journée, qui commence à se faire sentir sur le mental (tout se joue au mental !).
Donc, demi-tour, chemin alternatif, puis finalement une route, qui d’après le GPS a l’air de me conduire au bon endroit. Evidemment il fallait encore grimper beaucoup, pour carrément traverser une petite montagne, et rejoindre Montperreux. Là, une grosse descente, un bout de départementale, et j’ai rejoint le camping, enfin ! D’ailleurs, sur cette dernière portion, j’ai croisé un groupe de cyclistes en club, et j’ai eu droit à une remarque cinglante, du genre : « Ha ha, le mec il porte sa guitare en vélo ! ». Ca m’a fait rire… Mais rire jaune ! J’avais envie de lui répondre à ce jeune impertinent : « Et ouais, mon gars, quand tu veux on fait la course ! ». Mais j’ai gardé ça pour moi hé hé.

Assez cher le camping (18€ et quelques), un 3 étoiles, mais avec 2 piscines, une épicerie et un bar. Le camping est au bord du Lac Saint-Point, un endroit où je suis souvent venu étant môme. Ça rappelle des souvenirs ! Un des plus vastes lacs naturels de France, d’après Wikipédia.

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Le lac Saint-Point, de jour
Crépuscule sur le lac Saint-Point

Personne ne se baigne, c’est dommage ! Il faut dire aussi que ça caille un peu là, il est vrai que l’on est quand même à 850 m d’altitude, c’est pas la mer !
J’ai fait un tour à la piscine couverte, comme tout le monde, mais l’eau était à peu près aussi chaude que celle du lac ! La douche, et je suis retourné à ma tente.
Il y a un couple d’allemands à côté, dans un van aménagé (j’en vois partout de ces trucs, c’est la grande mode j’ai l’impression). Ils ont l’air sympa. J’aime bien les allemands. Je les ai côtoyés un an en ERASMUS à Aix-la-Chapelle (Aachen), et c’était super ! Enfin bon, ils me font des sourires et des regards insistants, j’ai comme l’impression qu’ils aimeraient que je leur joue un morceau de guitare… Mais comme je suis en phase d’entraînement plutôt qu’en mode concert, et que c’est un tout petit modèle de guitare auquel je ne me suis encore pas habitué, je préfère leur répondre par un sourire gêné, et me préparer mon dîner : petit salé en boîte, miam ! Un repas léger, c’est bien. Idéal pour bien dormir et récupérer après l’ascension d’un col !

On n’est pas bien là ?

Mardi 30 juin 2020, Besançon (Doubs, département 25) – JOUR 5

Ca y est, je suis à Besac ! J’adore tellement cette ville ! Pour y avoir été plein de fois, famille oblige.
C’est cool d’arriver dans une ville à vélo, ça change de la voiture, ou du train. Quoique, cette fois je suis quand même arrivé par la grosse route bien fréquentée, en pleine descente (car les villes sont souvent dans le creux des vallées, au pied des collines, là où le fleuve a creusé son chemin au fil des années). C’est tellement dangereux en vrai, de rouler avec autant de voitures autour, mais bon… Je me suis planté avec mon appli – Komoot, une appli allemande – ça m’énervait de m’arrêter vérifier toutes les 2 minutes l’itinéraire. Faudrait que j’investisse dans un support pour téléphone à accrocher à mon guidon, ça semble tout de même indispensable !

Pour revenir un peu sur l’itinéraire de la journée :
J’ai donc quitté le lac Saint-Point ce matin, après une bonne nuit de sommeil – ce qui est rare en camping, en ce qui me concerne. Je ne me suis même pas réveillé une seule fois, tiens !
Juste après Oye-en-Pallet, on peut apercevoir le fameux château de Joux, haut lieu d’Histoire en Franche-Comté. C’est un château qui servit de forteresse militaire, dont l’architecture et l’ingénierie évoluèrent sur 1000 ans. Ce château est aussi célèbre pour avoir été la prison de Mirabeau, ou Toussaint Louverture. Je l’avais visité ce château, mais j’étais haut comme trois pommes à l’époque, je n’ai pas beaucoup de souvenirs ! Seulement que, d’après la légende, la pauvre Berthe de Joux, croyant son mari mort pendant les Croisades, y fut enfermée pour pour cause d’adultère pour le restant de ses jours dans une cellule minuscule, avec comme unique ouverture une meurtrière donnant sur le corps mort de son amant, tué par le mari ivre rage de s’être découvert trompé… Ah ça calme !

Après m’être arrêté pour admirer le cadre très sympa autour du château, je suis reparti et j’ai finalement rejoint ma première étape, Pontarlier, ne m’étant pas gêné pour faire une halte à l’entrée de la ville, et acheter un melon – j’adore le melon.
Pareil, j’y suis allé souvent quand j’étais gamin à Pontus, mais ça faisait un bail que je n’étais passé par la rue de la République, dominée par la porte Saint-Pierre ! Je serais bien monté au Larmont, la montagne dominant la ville, mais je n’ai pas le temps (et pas l’envie surtout !).
L’esprit chargé en émotions, je suis repassé là où je jouais il y a des années de cela, avant de me diriger vers la sortie de la ville, côté Nord-Ouest.

rue-de-la-republique-pontarlier
En arrière-plan, bien floue pour que la photo ne serve presque pas, la porte Saint-Pierre

Bon, pas de véloroute sur cette partie de trajet (comme hier entre Lausanne et le lac Saint-Point), j’ai donc espéré que Komoot me trouve un bon itinéraire, à l’abri des poids-lourds trop gros et trop bruyants.

Je m’en suis bien sorti, il n’y avait personne sur la route ! C’est ce que j’appellerai une « bonne départementale ».
A midi je me suis arrêté tranquille à l’ombre d’un gros arbre, j’ai mangé ma nourriture lyophilisée, et j’ai repris ma route, en plein cagnard ! C’est encore assez vallonné, heureusement qu’après chaque montée il y a la descente qui va bien ! Ça rafraichit la tronche, et c’est pas de refus ! Tiens, en parlant de descente, disons que j’ai effectué le trajet dans le bon sens, car je n’aurais pas aimé devoir monter la partie qui rejoint Ornans ! La vache, quelle descente ! Enorme !
C’est donc rafraîchi que je suis arrivé à Ornans, village de Gustave Courbet (1819 – 1877), un de nos peintres nationaux, dont certaines œuvres sont présentes au MET (Metropolitan Art Museum) à New-York – quand même !
Très joli village, traversé par la Loue.

Anecdote : la découverte de pertes karstiques (disparition partielle ou totale d’un cours d’eau, par infiltration ou dans un goufre, NDLR), au niveau de Pontarlier, a eu lieu en août 1901 lorsque les usines Pernod implantées dans cette ville, brûlèrent après avoir été frappées par la foudre le 11 août. Ces usines fabriquant de l’absinthe hautement inflammable, les pompiers déversèrent dans un puits perdu situé à 150 m du lit de la rivière, 650 000 litres du spiritueux. Le surlendemain, on constata des odeurs d’absinthe et une coloration jaune doré aux reflets verts dans la Loue, comme le rapporta André Berthelot, fils du chimiste Marcellin Berthelot. Puis, le 31 août 1910, les spéléologues Édouard-Alfred Martel et Eugène Fournier et le docteur Maréchal de Besançon, ayant remarqué une faille sur le cours du Doubs à Maison-du-Bois, en aval de Pontarlier, y versèrent 100 kg d’un puissant colorant vert (fluorescéine). 64 heures plus tard, la Loue était colorée de ce même vert (extrait de texte tiré de Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Loue).

C’est suite à cela que l’on a su que la Loue « provient » du Doubs, si je puis dire.

Quel plaisir, un bon melon au bord de la Loue !

A Ornans, j’ai mangé mon melon, et suis reparti. Ça cogne, j’aime bien cette sensation de chaleur, le fait de sueur, de souffler fort, on sent le corps qui travaille, pour moi c’est toujours bon signe !
J’aime beaucoup le département du Doubs, c’est très vert, il y a beaucoup de vaches, de champs, de forêts. C’est aussi un département qui compte de nombreuses fermes à l’ancienne, des fermes comtoises, énormes, qui me rappellent ce qu’était la vie à l’époque, pour une bonne partie de la population : lever tôt, travail dur, coucher tard. D’ailleurs, pour avoir une idée de ce à quoi ressemble la Franche-Comté de manière générale, vous pouvez regarder cette vidéo qui a été faite par des producteurs de Comté (le meilleur fromage qui soit !) pour accueillir le tour de France (professionnel) en septembre 2020, ici. On y voit des gens heureux, gentils, avec un regard bienveillant, et une passion autour de leur métier. Ça fait plaisir de voir ça, et ça manque cruellement je trouve… Enfin bon, c’était une parenthèse.

À la sortie d’Ornans, on passe devant Alstom. Il s’agit un site dédié à Alstom Transport, pas à la fameuse branche « Alstom Energies » qui a honteusement été vendue aux amerloques. Un vrai scandale !
Vous savez le point commun avec la vente de Alcatel, Alstom, Technip ou Lafarge, 4 fleurons français ? Un certain Emmanuel Micron ! Hollande on n’en parle pas tellement on a honte, mais de celui qui est aujourd’hui président on pourrait en parler. Car l’affaire Alstom sent mauvais à des kilomètres à la ronde. Plein d’articles sont disponibles sur le net, mais je dirais qu’il faut absolument regarder ici, ou encore ici, pour avoir une idée bien plus complète et sérieuse de la réalité de l’économie/industriel stratégique à l’échelle mondiale. Et, pour les plus complotistes d’entre vous, je recommande l’excellente revue Faits et Documents, numéros 492 à 495, dont une partie traite du sujet. Et on pourra parler aussi du projet Hercule pour EDF. La France est vendue à la découpe par Macron et tous ceux qui sont derrière lui, j’espère vraiment que les gens vont se réveiller pour 2022 !
On va revenir paisiblement à mon tour de vélo hein !

Je suis passé devant une ancienne tuilerie à un moment, curieux bâtiment ! Il y avait encore la bâtisse principale, mais dont une partie était détruite. On pouvait encore voir des tuiles stockées sur des étagères (ça rappelle encore le passé !).

departementale-entre-ornans-besancon
L’extérieur de la tuilerie
L’intérieur

J’ai entamé la dernière partie du trajet, et bien mal car j’ai failli aller sur une route à 110 km/h, pas bien loin de Saône ! Heureusement j’ai pu voir le traquenard arriver avant de me faire rouler dessus, et j’ai fait demi-tour vers des chemins plus cléments !
Après ce petit épisode, j’ai pris le temps m’arrêter devant un aérodrome, par curiosité. Ça m’a permis de faire une dernière pause. J’ai regardé des gens descendre du ciel en parachute, et quelques zincs atterrir et décoller. J’ai même eu droit à un hélicoptère !

L’arrivée à Besançon s’est bien passée, je suis arrivé au pied de la citadelle. Qu’elle est belle cette citadelle, perchée sur son gros rocher, qui domine la ville !  Un bien bel ouvrage de Vauban, l’ingénieur militaire (entre autres) de louis XIV. Un homme qui a beaucoup fait pour la France, j’espère que je pourrai consacrer un article entier sur lui et son œuvre plus tard !
Après être entré plus en profondeur dans la ville, je me suis posé 5 minutes et j’ai bu un jus de fruits dans un bar. À cause de mon casque, mes cheveux ne ressemblent à rien ! Je dirais même que je ne ressemble à rien tout court, avec ma peau écarlate, mes chaussures de running bleues, mon T-shirt B-twin turquoise odorant (malodorant même), et surtout ma super casquette avec le bout de tissu derrière pour protéger la nuque du soleil. C’est d’une laideur ce truc ! Mais c’est efficace ! Et comme je ne fais pas un défilé de mode, je m’en tamponne le coquillard comme on dit !

On dirait que je vais à la pêche !

Enfin bref, une jolie ville Besançon je disais. La majorité des pierres du centre historique de Besançon provient de la forêt de Chailluz (un massif boisé situé en périphérie de la ville), des pierres de couleur ocre et gris-bleu très caractéristiques, qui donnent vraiment du cachet à la ville ! Ce n’est pas une immense ville Besançon (environ 115 000 Bisontins), mais si vous êtes de passage en Franche-Comté ça peut valoir le coup. Elle est réputée par ailleurs pour la micro-mécanique (c’est le berceau historique de l’horlogerie française, avant que tout ne parte en Suisse !), sa citadelle vaut carrément le coup (il y’a un zoo dans l’enceinte, pour plaire aux gamins), et le Doubs est un fleuve sympa. Il y a plein d’autres choses à voir, évidemment !

Tout ça pour dire que je suis content de m’y reposer un peu quelques jours !

Vue de la vieille ville depuis le pied de la citadelle
Un morceau de la Citadelle
Le Doubs, qui fait une boucle au niveau du centre-ville
Ce n’est pas la meilleure luminosité, mais on peut quand même constater que les pierres sont bicolores ! Moi je trouve cela très joli

Vendredi 03 juillet 2020, Joncherey (Territoires de Belfort, département 90) – JOUR 6

125 bornes aujourd’hui ! En même temps, c’était une super route, une voie verte en asphalte sur la quasi-totalité du trajet. Autant dire que ya pas mieux pour avancer ! J’ai longé le Doubs sur de nombreux kilomètres. Magnifique la vallée du Doubs, très verte, calme, et sauvage.

Le Doubs fait sa vie, tranquille

A midi j’ai mangé un entrée-plat-dessert dans un petit resto tranquille, j’ai fait ma petite sieste dans un bout de champ. Requinqué, mais le périnée toujours aussi douloureux, je suis reparti vers le nord-est. J’ai traversé l’Isle-sur-le-Doubs, et je me suis aperçu à un moment donné que je m’étais trompé de route. La preuve en image :

Mmmmh, mais où est donc passé le chemin ?

Comme on dit :

Quand on n’a pas de tête, on a des jambes !

adage populaire

Il faut savoir que ce n’est pas toujours si facile de se repérer uniquement avec des panneaux. En effet, pour peu que l’un d’entre eux soit légèrement de travers – mal planté ou simplement abîmé – il vous enverra à coup sûr sur le mauvais chemin ! Heureusement que je n’ai pas fait 30 km avant de m’en rendre compte…
Enfin bon, j’ai tracé ensuite jusqu’à Montbéliard, sans plus me tromper. Là, je me suis arrêté à une annexe de l’office du tourisme, et CRAC !, mauvaise surprise : il n’y a pas de camping à Montbéliard, malédiction ! Pourtant il m’avait semblé en voir un sur Google Maps quand j’avais regardé tout à l’heure… C’est ballot. J’en étais déjà à 100 km effectués, je me serais bien arrêté… Bon, la dame me dit qu’il y en a un à 25 km, direction Mulhouse (donc sur ma route du lendemain). Ai-je le choix ? Il devait être déjà 17h00, il ne fallait pas que je traîne, au cas où il n’y ait plus de place. J’ai essayé d’appeler quand même, pour être certain que ce soit ouvert, mais pas de réponse… Mmmhh, « j’aime pas trop beaucoup ça » dirait Numerobis, mais bon, ça peut arriver après tout.
Je suis donc reparti, j’ai roulé 1h00, j’arrive à Joncherey, je vois les panneaux d’indication du camping, que je suis. Evidemment le camping est sur les hauteurs du village ! Après plusieurs côtes qui font bien mal en fin de journée, j’arrive devant un portail fermé, et derrière ce qui s’apparente à… un camping vide ! Trop les morts, je me suis fait avoir ! Je suis vénère, la dame qui travaille pourtant à l’office du tourisme, m’envoie dans un camping fermé, tous les panneaux du village indiquent un camping, mais fermé, et sur Google aucune indication comme quoi ce camping est fermé. C’est typiquement le genre d’actions très énervantes, surtout quand on a fait 125 km avec ses bagages !
Enfin bon, inutile de s’apitoyer sur son sort. J’avais remarqué en arrivant à Jonchery quelques champs à l’écart, dans lesquels je pouvais envisager de dormir. J’ai donc quitté le camping fermé, en laissant également un camping-car qui s’est fait avoir comme moi (le con, ha ha ha, se faire avoir aussi facilement !), et j’ai demandé à une femme de me remplir mes gourdes pour m’apprêter à passer la nuit dehors. Cette dame qui m’a appris que le camping n’était non pas fermé à cause du Covid, mais fermé depuis le mois de Novembre 2019 ! Nan mais n’importe quoi, ça fait 8 mois que le camping est fermé, et même l’office du tourisme n’est pas au courant ! Ouh là là que ça m’énerve ! Accrochant tout de même un sourire sur mon visage crispé par la frustration, j’ai remercié la dame, et suis reparti dans la rue. Une chose m’est alors revenue à l’esprit, c’est que je faisais ce voyage également pour rencontrer du monde, et ce n’était pas en dormant dehors que ça risque d’arriver (à part de rencontrer des limaces) ! Je me suis donc dis que c’était le moment d’essayer de demander un bout de jardin à une personne, pour pouvoir y mettre ma tente. J’ai cherché une maison qui aurait suffisamment de jardin pour accueillir 2 m² de tente, et j’ai vu après 5 minutes de recherche un monsieur qui passait la tondeuse dehors, pas loin de l’endroit où je me situais. Je me suis approché, et lui ai expliqué la situation. Il me dit qu’il n’y a pas de problème, que je pouvais m’installer. L’ayant remercié chaleureusement, j’ai rentré mon bazar dans sa propriété en constatant que j’avais affaire à une famille. Un peu gêné de débarquer comme ça, et sous leurs regards étonnés, je leur ai réexpliqué la situation. Au final, non seulement ils m’ont accueilli dans leur jardin, mais m’ont offert la douche, l’apéro, le dîner, et un lit dans une chambre ! Trop sympa ! C’est toujours cool de voir des gens qui ont le sens de l’hospitalité !


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