Côte de Jade, côte de Lumière, et côte des Fleurs…

Samedi 22 août 2020 – Saint-Jean-de-Monts (Vendée, département 85) – JOUR 31

Salut les amis !
Bon, première journée le long de l’Atlantique.
Un temps pas terrible jusqu’à 10h00 à peu près, mais ensuite ça s’est dégagé, et j’ai eu droit au soleil. On voit tout de suite que cette côte-là – la Côte de Jade –  est beaucoup moins escarpée que les côtes normandes ou bretonnes ! Ça pourrait être une côte belge hé hé !

Bon, rien à signaler jusqu’à Pornic, petit port bien mignon dans lequel je me suis arrêté manger une pâtisserie, et boire un jus d’ananas (4€ les 20 cl, à base de concentré). Mais au vieux port, donc ça valait le coup !

Port de Pornic
Tour de Pornic

Une fois reposé, j’ai continué vers le sud, en suivant les panneaux qui indiquaient l’itinéraire européen de l’EV1.

J’ai déjeuné en pleine campagne (jamais bien loin de l’océan non plus), et je suis reparti en plein cagnard. Sauf que je me suis aperçu… que j’avais complètement dévié de l’itinéraire ! D’au moins une dizaine de kilomètres ! Comment diable était-ce possible ? J’avais pourtant suivi des panneaux régulièrement… Mais je me suis aperçu après coup que j’avais suivi depuis un certain temps des panneaux qui, certes, indiquaient bien une véloroute, mais qui n’indiquaient simplement pas la bonne (vous savez, les panneaux universels vert et blanc avec le dessin d’un vélo dessus) !

J’avais le choix : soit rebrousser chemin pour raccrocher avec la bonne route, soit bricoler un itinéraire bis et j’essaie de rejoindre l’EV1 plus au sud.
Comme je déteste revenir en arrière, j’ai opté pour la deuxième solution. Mais, malheureusement pour moi, je n’avais pas prévu que j’allais rapidement entrer dans un marais, qui s’étend autour du village de Bouin, et que c’était seulement le début de la galère… En effet, première chose à savoir quand on se promène dans un marais : il n’y a rien (absolument rien) pour arrêter le vent. Et comme dans Vendée, il y a « vent », je ne vous fais pas un dessin.
C’est notamment à cause du vent que j’ai préféré longer la parallèle à la véloroute, car pour rejoindre Bouin (par la perpendiculaire, donc), et ainsi retrouver un itinéraire plus officiel, c’était trop coûteux en énergie !
La deuxième chose à savoir, c’est que dans le marais tout est plat, tout se ressemble, et il n’y a pas de beaucoup de maisons ou commerces pour demander son chemin aux habitants (c’est pas le désert non plus) ! Pour peu que le ciel soit couvert, comme c’était le cas pour moi cet après-midi, il est bien difficile de se repérer. Donc, si vous voulez éviter de trop perdre de temps à dévier sans cesse de votre route, il est préférable d’avoir un GPS ou une carte assez détaillée.
De toute façon, vous allez me dire, on ne peut que suivre les routes existantes, car on ne va pas rouler à même le marais ! C’est bien vrai. Raison de plus pour choisir les bonnes routes !

Donc, profitant du peu de batterie qu’il me restait sur mon téléphone, j’ai choisi de passer par Bois-de-Céné, Châteauneuf, puis Saint-Gervais, où j’ai pu enfin rejoindre la route (la bonne cette fois !) au niveau de Saint-Urbain. Il était temps, car ça commençait à m’énerver l’affaire ! Je me suis arrêté chez une vieille dame pour remplir mes gourdes, et elle m’a confirmé que l’après-midi, c’était vent à gogo, en veux-tu en voilà, il y en aura pour tout le monde !
Pour ceux qui connaissent, je n’étais pas loin de Challans, qui est, d’après Wikipédia, la capitale du marais breton vendéen, dans lequel je me situais.

Arrivé à La Barre-de-Monts, je me suis arrêté pour regarder un peu quels campings étaient atteignables sans trop d’efforts. Malheureusement, j’avais été un peu optimiste en pensant pédaler seulement 5 minutes pour rejoindre le camping le plus adapté, c’est-à-dire un camping situé à proximité avec une épicerie, si possible pas 4 étoiles car en général c’est cher et blindé de mioches qui hurlent tout le temps (hé hé hé). J’ai finalement arrêté mon choix sur un camping situé à Saint-Jean-de-Monts, à 12 km de l’endroit où je me situais.

Mais je n’ai pas regretté d’avoir poussé un peu l’effort, car l’essentiel du trajet s’est fait à travers une forêt de pins, sur le sable ! Et avec beaucoup de montées et descentes, ce qui m’amusa beaucoup ! Typiquement les chemins de VTT qu’on apprécie, sauf que là je les ai fait en vélo de cyclotourisme et avec des sacoches ! Comme c’est un itinéraire très emprunté, les chemins sont bien faits, et « c’était du miel », comme on dit !

Par contre, j’avais une dalle ! Mais de dingue ! Pourquoi ? Parce que j’avais rien mangé le matin, et essentiellement des fruits le midi… Tu m’étonnes que j’eusse faim ! Je pensais à une saucisse fumée à chaque coup de pédale, je n’en étais pas loin d’avoir littéralement l’eau à la bouche ! Ça faisait des années que je n’avais pas eu cette sensation de faim !

Pour rejoindre le camping, à Saint-Jean-de-Monts, il a d’abord fallu que je traverse la station balnéaire… Vous auriez vu le monde sur la plage !!!
Enfin arrivé au camping (immense), on m’a alloué un emplacement sans aucune intimité, à la vue de tous… Vous me direz, je n’avais rien à cacher, et au fond, les autres emplacements, c’était pareil !
J’ai monté le campement, et suis reparti pour faire des courses (et attention à ne pas trop acheter, notamment lorsque l’on a faim !).
En chemin, comme j’avais le temps sur le 1,5 km qui me séparait de l’épicerie la plus proche, j’ai appelé un copain pour lui raconter ma vie. De temps en temps c’est quand même bien d’entendre une voix familière.
Arrivé dans l’épicerie, j’ai acheté bien trop de choses pour dîner, dont une bière blanche artisanale pas bonne. Une fois les commissions effectuées, je suis rentré au camping, longeant les nombreux restaurants de la station balnéaire, croisant des centaines de touristes, venus profiter de l’Océan pour pas trop trop cher.
Ensuite la douche, un coup de lame de rasoir pour avoir l’air bien français avec ma moustache, et j’ai attaqué le fameux dîner. Dîner, vraiment ? Festin, oui ! Au menu : un pot de ratatouille entier, un paquet de pilons de poulet imbouffables, du pain, des fruits… 1,2 kg ça fait au total ! Incroyable n’est-ce pas ? Bon, c’est pas du tout adapté comme façon de se nourrir, il faut sans doute que je mange plus consistant le midi pour ne pas avoir l’effet de faim trop important en fin de journée, sinon je me fais du mal tout seul. Ça semble évident, je sais, mais comme chaque jour est nouveau pour moi, c’est le moment de tester des choses nouvelles ! A méditer pour la suite !

Comme il fallait absolument que je fasse une promenade digestive, j’ai mis mes tongs et suis allé faire un tour sur la plage. Magnifique plage, il faut le reconnaître. Le soleil avait presque disparu à l’horizon, et j’étais le seul à profiter de la fraîcheur du sable fin : les autres touristes préférant les nombreux bars et restaurants de la station balnéaire, à ce moment de la journée, après avoir déjà pris le soleil pendant plusieurs heures, plus tôt dans la journée. Bars et restaurants coincés entre les jeux pour enfants, ou autres attrape-touristes. Il y a même une grande roue ! Je me demande bien l’intérêt d’une grande roue au bord de mer… Tu vois la mer, mais tu la vois pas pareil, sans doute ! Car côté ville, il n’y a carrément rien à voir, en tout cas rien d’intéressant, juste des immeubles fonctionnels moches… Enfin bon, j’ai préféré regarder mes pieds en éventail sur le sable. Et je suis rentré m’écrouler lourdement sur mon matelas autogonflant. C’est sûr que demain matin, c’est pas de petit-déj !

On n’est pas bien là ?

Dimanche 23 août, La Tranche-sur-Mer (Vendée, département 85) – JOUR 32

Alors vraiment sympa cette journée, le long de la Côte de Lumière !
Le temps était exceptionnel, la route l’était également : variée en paysages (côte, forêt, champs) et types de revêtement (cailloux, asphalte, petits ponts en bois), chargée de vacanciers heureux de vivre !

Ce matin, passage par Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Bretignolles-sur-Mer, pour arriver vers 12h00 aux Sables d’Olonne ! Première fois que j’y mettais les pieds !
Deuxième commune la plus peuplée de Vendée avec 45 000 habitants.

Ça sent la pêche !

Je me suis arrêté au bord du port, rapidement, pour prendre quelques photos, avant d’entrer un peu plus dans la ville – assez jolie il faut le reconnaître. Puis, je me suis posé sur la pelouse d’un parc pour manger un morceau.
A peine avais-je entamé mon déjeuner, qu’un individu à l’air louche est venu me taxer une petite pièce. Comme il me l’avait demandé gentiment, je lui ai donné quelques pièces. Mais, comme souvent, je me suis aperçu seulement trop tard que je m’étais fait avoir : il avait des chaussures plus coûteuses que les miennes, le saligaud ! Puis il est globalement bien habillé. Un profiteur du système, voilà ce que c’est !
Enervé, m’étant juré qu’à chaque fois qu’on essaierait de m’extorquer de l’argent je vérifierais avant la qualité des souliers du potentiel escroc, je suis retourné à mon repas.
« Tsssssssss », sifflais-je entre mes dents serrées, observant au loin notre ami l’enfoiré, avec ses petits copains, la voix éraillée, en train de fumer leurs clopes, contents de pouvoir acheter une bouteille supplémentaire.

Un bout du port des Sables d’Olonne
Autre aperçu du port
Phare de la Chaume, ou feu de la Tour d’Arundel, toujours en activité
La fameuse plage. Ça en fait du sable !

Je suis reparti, en longeant l’immense plage qui a dû donner son nom à la ville, puis j’ai continué le long de la côte, toujours vers le sud. Rien de spécial à signaler pour l’après-midi, si ce n’est que c’était toujours aussi sympa, et que je me sentais bien libre, tel l’albatros.

Toujours d’excellente humeur, j’ai fini par arriver à la Tranche-sur-mer, pas trop tard dans l’après-midi, rouge de soleil, mais avec la banane.
Devant moi, dans la queue pour l’accueil du camping, un groupe de 3 jeunes faisaient également du cyclotoursime. Ils venaient de Belgique, une fois !
Enfin arrivé à mon tour, j’ai rempli l’habituel formulaire. La gentille jeune femme m’avait alloué un emplacement super, au milieu des pins, il n’y avait personne à la ronde !

Je me suis donc installé, tranquille, et comme je voulais profiter de l’Océan, et bien j’y suis allé !  Malheureusement, il y avait des bouts de rochers qui dépassaient des fonds, dans le sable, du même genre que ceux qu’on voit à marée basse. Je me suis quand même baigné, mais comme je suis frileux (surtout après une journée au soleil), je ne suis pas resté longtemps. « De toute façon, me suis-je dit, t’aurais vraiment pris un risque inutile à te faire une cheville à cause de ces grosses pierres ! ». Comme dirait Perceval, « c’est pas faux !« .

Je suis donc rentré au camping, j’ai pris la douche, j’ai « fait une machine » avec mon sac de vêtements et du savon (à l’ancienne !), et j’ai étendu mon linge sur les pins. Puis je suis allé en ville.

On fait comme on peut quand la corde à linge n’est pas suffisante !

Le centre-ville est bien mignon, avec ses bâtiments très peu élevés. Ça garde un côté charmant, qui a disparu à de nombreux endroits, car remplacés par les grands ensembles.
J’ai enfin eu l’idée d’acheter une bouteille de cidre à la supérette, plutôt que d’aller bêtement me ruiner au bar. Il était temps ! Content de moi, je suis rentré au camping pour dîner. Au menu, patates sautées (cramées au fond de la casserole qui n’est pas du tout faite pour !) avec des poivrons cuisinés, en boîte certes, mais bons quand même ! La marque Cassegrain m’a l’air d’être la moins pire pour la santé, de ce que je connais. Le tout arrosé de plusieurs longues rasades de cidre industriel, avec des dés de jambon industriels : ils n’avaient même pas de lardons, même industriels, les nuls !
Miam miam ! Heureusement le cadre, lui, est naturel ! C’est déjà ça !

C’est magnifique, ou c’est pas magnifique ?

A ce moment-là, ce qu’il m’a semblé être un couple de cyclotouristes est venu planter sa tente pas très loin de la mienne, sans me demander mon autorisation. Comme je déteste qu’on fasse n’importe quoi sur mon territoire, je suis allé leur dire qu’il y avait une fourmilière là où ils avaient installé leur tente. M’étant réjoui de leur air paniqué, je suis retourné prendre mon dessert.
Ha aaahhhh, t-y as cru ? Evidemment que je n’ai rien dit de tout cela, au contraire ! On a discuté un peu, et j’ai appris que la fille venait de Royans, un peu au nord de Bordeaux. Je ne savais pas encore si ça allait être sur ma route. On s’est dit que peut-être on irait boire un coup après leur resto à eux – les riches hé hé.

La nuit venue, j’ai profité d’une cabane dédiée aux voyageurs à vélo pour me poser sur une chaise, et écouter un peu de musique. Quel plaisir de n’avoir rien d’autre de spécial à penser et de pouvoir se concentrer pleinement sur le son qui entre dans mes oreilles ! J’ai écouté du Hubert Mounier, ça faisait longtemps… Au moins 2 jours hé hé hé.

Lundi 24 août, Saint-Martin-de-Ré (Charente-Maritime, département 17) – JOUR 32

Ça y est, la fameuse Ile de Ré !
J’en ai tellement entendu parler de celle-là, mais c’est seulement aujourd’hui que j’y mets les roues du vélo !
La matinée fut d’une planéité absolue ! On voyait à des kilomètres et des kilomètres au loin, tellement rien ne se mettait en travers du voyageur observateur de l’horizon !

Petite halte sur le point culminant des environs… On doit être au moins à 15 m d’altitude, mon dieu, j’ai le vertige !
Qu’est-ce qu’on voit au loin ?

En quittant la Tranche-sur-Mer, un soleil magnifique, et des grandes lignes droites. Ensuite, je me suis retrouvé au beau milieu de champs, car la route rentre un peu plus dans les terres que d’habitude. Des champs de tournesols et de maïs essentiellement, ai-je pu constater.

Je suis rayonnant aujourd’hui, n’est-ce pas ?

J’ai pu faire une bonne moyenne en vitesse, tellement c’était droit, et plat ! J’ai peut-être eu un peu le vent de dos d’ailleurs, ça change !
Et, grand moment, j’ai franchi la barre des 3000 kilomètres, yeeeeeeeaaahhhh ! Champagne ! Enfin, cidre… Quand j’ai préparé mon voyage, je pensais que j’allais faire maximum 3000 km en réalité. Quand j’en avais parlé à un vendeur de vélo, il m’avait dit de faire quand même attention, car c’était déjà beaucoup, bla bla bla… Il ne me connaissait pas l’ami hé hé hé ! Moi non plus, je ne me connaissais pas ! Très content de moi donc, car je dois en être à peu près à la moitié, et je serai super content si j’arrive aux 6000 km en rentrant ! « Now we’re talking » comme ils disent aux States !

Biiiim !

J’ai mangé le long d’un canal, comme souvent d’ailleurs, et je suis arrivé à La Rochelle en début d’après-midi (entre-temps c’était devenu un peu moins plat, mais pas trop bosselé non plus). J’avais regardé un peu où faire halte pour la nuit, et j’avais vu qu’à Saint-Martin-de-Ré il y avait un camping municipal. J’aime bien les campings municipaux car ils sont en général bien entretenus, et pas trop chers.
En plus, entre la Rochelle et l’Ile, il y a… Un  Pont ! Encore un ! Et pas des moindres, car il s’agit du 2ème plus grand de France, en longueur, après celui de Saint-Nazaire (référez-vous à la description de celui-ci ici) !
J’ai traversé rapidement la ville de La Rochelle, car je savais que j’allais la retraverser le lendemain, donc je me suis rapidement dirigé vers le pont, avant de m’engager dessus.
C’était nettement moins dangereux que la traversée du pont de Saint-Nazaire, c’est le cas de le dire ! Une promenade de santé ! Presque ennuyant hé hé. Non, je rigole, on ne plaisante pas avec la sécurité !

Le pont de l’île de Ré, un pont plutôt « classique », si je puis dire, car uniquement sur piles. Pas de haubans cette fois. Mais aménagé pour les vélos, heureusement pour moi ! Car des vélos, il y en a un paquet qui traversent ! Moins que les voitures, mais beaucoup quand même !
2 926,5 mètres de long, 42 mètres au-dessus de la mer, il a été ouvert à la circulation en mai 1988, et fut construit par… par… Par le groupe Bouygues, bien sûr ! Bravo à ceux qui n’ont pas hésité !
On peut se demander : comment les gens faisaient avant qu’il y ait un pont ? Et bien, chers amis, par bac ! La fréquentation étant passée de 40 000 passages en 1947, à 2 071 000 en 1961 (source Wikipédia), on comprend aisément qu’un besoin d’une liaison fixe se soit fait sentir, même si la construction de ce pont fut très controversée.

Encore bien courbé ce pont ! (photo extraite d’une vidéo, vous excuserez la qualité)

Fraîchement débarqué sur l’île, je me suis arrêté pour étudier un peu le parcours des quelques kilomètres qui me séparaient de Saint-Martin-de-Ré. Il m’avait l’air d’y avoir un gros trafic. On comprend vite pourquoi certains ont refusé la construction du pont, quand on voit le nombre de voitures qui sillonnent l’île ! Beaucoup trop à mon goût, et sans doute au goût des habitants. C’est vrai qu’en sillonnant la France en vélo, je peux me permettre d’être plus critique sur les voitures que quand je voyage en voiture hi hi hi.
Après m’être assuré que l’itinéraire était bien indiqué par des panneaux, je suis reparti pour le dernier tronçon de la journée. La route longeait d’abord l’océan, avant de bifurquer dans les terres, pour finir par rejoindre à nouveau les eaux bleues de l’Atlantique. Même au niveau des vélos, c’est une autoroute ! Ce n’est donc pas très agréable, car on est plus concentré sur les gens que l’on double, que la flore locale. Moi, au moins, je suis venu en vélo depuis le début du voyage hé hé hé.
Après La Flotte, on passe à travers une zone commerciale, qui précède Saint-Martin-de-Ré. Et là, le monde de fou qu’il y avait !! De la folie furieuse ! Bonjour la tranquillité ! A un moment j’ai cru voir Robert de Niro sous sa casquette et ses lunettes de soleil, mais après un examen plus détaillé, il s’est avéré que ce n’était pas lui (ça m’aurait étonné aussi !).

Arrivé au camping, je suis allé à l’accueil pour trouver un emplacement. Il en restait seulement 2 ! C’était pas passé loin ! Par contre, j’ai arrêté de sourire quand la dame m’a annoncé le prix : 24 € pour mettre sa tente sur un terrain en herbe ! Dans un camping municipal ! Nan mais allô quoi ? C’est quoi ces prix sérieux ? Il y a des taxes, sur cette île, dont j’ignore l’existence, ou bien ? En plus l’emplacement était pourri, pas plat, un peu en pente… Bienvenue à l’île de Ré au mois d’août !

Enfin bref, je suis parti me promener dans Saint-Martin-de-Ré, car c’est la seule ville que je comptais visiter pendant mon rapide séjour sur l’île. La petite ville est vraiment jolie. Il faut évidemment systématiquement payer pour ne rien faire, comme souvent dans les endroits très touristiques, mais il règne une ambiance très « à l’ancienne » j’ai envie de dire. C’est-à-dire que, si on enlève les touristes 2.0, on pourrait presque se croire encore au 18ème siècle, avec les nombreux pavés au sol, les tuiles de couleur claire, les fortifications Vauban encore bien solides et qui délimitent la ville. Très sympa je trouve cette ambiance : le port, les commerces, les façades sont claires, c’est bien joli.
Et puis, j’aime bien le crépuscule comme période de la journée. On profite d’une dure journée de labeur (ou de vélo), on se détend, le soleil est plutôt clément, assez foncé, de plus en plus horizontal. Il règne un calme, malgré la présence de nos autres amis humains, qui font pareil que soi, et qui profitent de la vie.
A Saint-Martin-de-Ré, les gens ne sont pas bien différents d’ailleurs, et ils se promènent, boivent un coup sur les terrasses, font les magasins, et je trouve cela plutôt sympa.

Je me suis donc promené dans les petites rues pavées, sous un grand soleil déclinant, et suis allé voir la Citadelle de Vauban. Vauban, toujours lui ! Je l’ai déjà croisé à Besançon, à Lille, à Arras (mais je l’ignorais sur le moment), je suis passé pas trop loin de Neuf-Brisach, en Alsace, dont on m’avait parlé, mais que je n’avais pas pu visiter, par manque de temps. Et encore, il en a tellement fait que ça méritera un article à part entière ! On verra quand j’aurai fini de relater l’ensemble de mon voyage (et c’est pas demain la veille !).
Pour en revenir à la Citadelle, elle fut donc édifiée par Vauban, à la fin du 17ème siècle, car l’île est un endroit stratégique, notamment pour protéger les français de notre ennemi historique : l’Anglais !
Un gros ouvrage, en forme d’étoile, qui fut utilisé pour défendre l’île à proprement parler, mais également comme maison d’arrêt, puis comme étape obligée pour les bagnes de Nouvelle-Calédonie de 1873 à 1897, et de Guyane, jusqu’en 1938. Après 1938, la Citadelle devient un centre pénitentiaire. Aujourd’hui, l’établissement pénitentiaire de Saint-Martin-de-Ré est la plus importante maison centrale de France (source).

Habitations locales, près du port
C’est sûr que d’en bas, on ne voit pas la forme d’étoile de l’ouvrage !
Pas facile à prendre d’assaut le bazar !
Le soleil brille

J’ai ensuite fait les courses pour dîner, sans oublier mon cidre. J’ai aussi acheté 2 boites en plastiques pour mettre mes fruits, pour éviter qu’ils s’abîment trop pendant le voyage. Sinon il y a du jus partout dans les sacs ou dans les sacoches. On verra ce que ça donne !

Je suis rentré dîner au camping, puis après le repas j’ai été regarder un bout de film dans la salle commune prévue aux distractions des campeurs, puis je suis allé au lit ! Il va falloir que j’étudie un peu le parcours pour les prochains jours, notamment par où je rejoins Bordeaux !

2 réflexions sur « Côte de Jade, côte de Lumière, et côte des Fleurs… »

  1. Hello, les détails historiques sont les bienvenus, merci.
    La bouffe, c’est quelque chose chez les Touys……
    Vivement tes nouvelles aventures, toujours décrites admirablement, on se régale.

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